La dyspraxie

Qu’est-ce que la dyspraxie ?ou « Trouble de la Coordination Motrice (TAC)* »

La dyspraxie affecte la planification, l’organisation, l’exécution ainsi que l’automatisation des gestes et des mouvements volontaires. Tous les gestes et mouvements peuvent être touchés. En d’autres termes : partout où il y a muscle, il peut exister une dyspraxie.

La dyspraxie est un trouble développemental durable, cela signifie qu’il ne disparait pas au fil des années. Au mieux, il se compense au fil des années au prix de très nombreux efforts. Tout comme les autres troubles « Dys », une rééducation est primordiale pour éviter l’effondrement scolaire de l’enfant.

Les personnes dyspraxiques sont donc des personnes qui, dans les activités de tous les jours qui requièrent une coordination motrice, ont des performances inférieures à celles attendues pour un élève du même âge et de la même intelligence.

Dans la majorité des cas, ces difficultés de coordination des praxies sont associées à des troubles oculomoteurs qui compromettent l’accès aux informations présentées visuellement.

Quels sont les différents types de dyspraxie ?

La dyspraxie constructive ou plus simplement les activités qui demandent à assembler des éléments entre eux (couture, puzzles, lego®,…). On conste aussi, chez l’enfant, un retard dans le graphisme. L’écriture est laborieuse, elle est lente, hésitante et non automatisée. Respecter les lignes pour écrire est difficile.

La dyspraxie constructive visuo-spatiale ou la difficulté à coordonner le geste et le regard. Il s’agit de la forme la plus courante des dyspraxies. En plus des gestes praxiques problématiques, on note une difficulté dans l’organisation de la motricité des globes oculaires (par exemple : suivre du regard une cible déterminée qu’elle soit fixe ou mobile est compliqué). La structuration de l’espace est déficitaire également. Cela se traduit, au niveau scolaire, par une mauvaise perception de l’espace que constitue la feuille.

La dyspraxie non constructive ou la difficulté à effectuer des exercices/mouvements successifs.

La dyspraxie idéatoire ou la difficulté à utiliser et manier des outils (règle, compas, tournevis, allumer une allumette, couper avec un couteau,…)

La dyspraxie idéomotrice ou la difficulté à imiter, mimer des gestes (en l’absence de manipulation d’objets)

La dyspraxie oro-facile (= dyspraxie verbale) ou la difficulté à effectuer les gestes simples/complexes des organes de la phonation et du visage (parler, articuler, souffler les bougies, déglutir,…)

La dyspraxie de l’habillage ou la difficulté à s’habiller (agencer, orienter, disposer les vêtements correctement). L’enfant a tendance à mettre ses vêtements à l’envers. Boutonner, fermer la tirette, faire ses lacets,… autant de geste qui seront difficiles à exécuter chez l’enfant dyspraxique de l’habillage.

La dysgraphie dyspraxique ou la difficulté pour écrire. Cela ne signifie pas que l’enfant ne sait pas écrire mais plutôt que l’écriture est malhabile et souvent très couteuse. Le geste n’est pas automatisé.

La combinaison des dyspraxies

Il est assez courant de retrouver plusieurs types de dyspraxie chez une même personne. Une attention particulière est portée aux enfants prématurés et aux enfants nés par césariennes. En effet, le risque d’un trouble de la praxie est plus grand chez ces enfants.

Il est aussi fréquent de retrouver d’autres troubles des apprentissages chez ces enfants (dyslexie, dysorthographie,…)

Au quotidien, quels les difficultés potentielles de la personne dyspraxique ?

Comme mentionné ci-dessus, tous les gestes et les mouvements peuvent être touchés.

Dans les apprentissages (scolaires), l’enfant est en difficulté dans différentes sphères (il n’est évidemment pas nécessaire d’être en difficulté dans chaque sphère pour être dyspraxie) :

-        Lenteur pour répondre aux exercices

-        L’enfant sera anormalement fatigué en fin de journée (cela est valable chez tous les « Dys »)

-        Orientation spatio-temporelle (jusqu’à se perdre dans l’école)

-        Acquisition de l’orthographe, de la lecture à cause des sauts de mots et de lignes (à ne pas confondre avec une dysorthographie - d’où l’importance d’un diagnostic différentiel à travers l’évaluation globale)

-        Recopiage du tableau

-        Grande distractibilité, problèmes attentionnels

-        Manque de soin

-        Maladresses

-        Désordre

-        Habillage

-        Dessin, coloriage, bricolage, collage,..

-        Activités sportives, musicales,

-        Le tracé et la lecture des graphiques, des mathématiques

-        Discours immature, confus

-        Troubles oculomoteurs

-        Manque d’organisation, oublis, pertes d’objets,…

-       

Qui consulter ?

Ce sont les neuropsychologues qui proposent, en général, un diagnostic complet. En fonction des besoins, il orientera alors vers d’autres professionnels : orthoptiste, posturologue, psychomotricien,…

Vous avez des doutes quant à d’éventuelles difficultés dans les apprentissages ?

Votre Référent (personne de contact privilégié au sein de l’asbl Dys-Moi après l’évaluation globale « Dys ») vous aiguillera tout au long du processus. Contactez-le en priorité…

 Vous avez déjà rencontré Votre Référent? Prenez contact avec l'un(e) de nos neuropsychologues...

 

*A ne pas confondre avec l’abréviation du TAC (trouble de l’audition centrale)

 

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